Hockey sur glace

07 novembre 2017 19:58; Act: 07.11.2017 20:02 Print

Premier vrai test pour la Suisse avant les JO

L'équipe de Suisse démarre sa préparation en vue des Jeux de PyeongChang à Bienne dans le cadre de la Karjala Cup.

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Photo d'illustration. (Photo: Keystone)

Une faute?

Le mois de novembre et voilà l'équipe de Suisse dans le vif du sujet. La «faute» aux Jeux olympiques qui se tiendront dans trois mois en Corée du Sud. Le temps n'est pas aux tâtonnements mais bien à la construction d'un effectif solide, histoire de poursuivre le bon travail effectué lors des derniers Mondiaux à Paris.

«Je m'attends à ce que nous trouvions notre système aussi vite que possible, confie Patrick Fischer. Nous voulons réussir de bons matches pour se bâtir un bon moral et une jolie dose de confiance. Ce n'est pas un secret, l'équipe a bien fonctionné lors du dernier printemps. Certains joueurs, blessés à l'époque, reviennent dans l'équation. Le staff a déjà l'ossature de l'équipe en tête. Et d'une manière générale, la sélection des candidats ces dernières années a été plus difficile.»

Le boycott de la NHL

Seulement, le boycott de la NHL redistribue toutes les cartes. Roman Josi, Nino Niederreiter, Yannick Weber, Sven Baertschi ou encore Sven Andrighetto regarderont leurs compatriotes à la télévision entre deux rencontres de championnat. D'où l'importance d'être prêt le plus tôt possible.

La Suisse disputera la Coupe Spengler entre Noël et Nouvel-An, mais on connaît le contexte particulier du tournoi grison. Sans charges trop violentes et avec le Canada comme seule autre équipe nationale, difficile d'imaginer comment Patrick Fischer va faire, par exemple, avec les joueurs du HC Davos engagés avec leur club. Andres Ambühl aura-t-il le don d'ubiquité?

«Nous pouvons tester beaucoup de joueurs, poursuit le coach national. Nous allons utiliser la Coupe Spengler pour faire pareil. En tant que coach, je souhaite avoir mes joueurs dans une forme optimale en février et en mai. Les clubs préfèrent que le pic de forme intervienne entre mars et avril. C'est pour cette raison qu'il faut utiliser intelligemment les forces en présence.»

Mais l'heure n'est pas encore aux Fêtes de fin d'année et la Suisse a cette année la chance d'être invitée à la table des «grands». Alors qu'elle affrontait traditionnellement l'Allemagne, la Slovaquie, la Biélorussie ou la Norvège, voilà la sélection nationale parmi le gratin européen avec la Finlande, la Suède, la Russie et la République tchèque.

Une invitation qui prouve aussi que la Suisse a bien travaillé et que ses adversaires voient en elle une opposition sérieuse. Le dernier tournoi de préparation d'envergure auquel a participé la Suisse? Le trophée Izvestia en 1994!

Un contingent stable

Le contingent retenu par Patrick Fischer soulève quelques interrogations. Nulle trace de Leonardo Genoni, pourtant excellent avec la Suisse à Paris et avec Berne en ce début de championnat. Les portiers seront donc Jonas Hiller, peu décisif avec Bienne, et Gilles Senn qui doit encore prendre de la bouteille. Mais le staff doit composer avec les matches de Champions League auxquels participent Berne, Zurich et Zoug. D'où un cadre plus élargi qu'à l'accoutumée.

En défense, la commotion de Yannick Rathgeb et la blessure de Patrick Geering privent Fischer des deux meilleurs pointeurs suisse en défense. Ceci étant, les deux joueurs ne sont pas des titulaires en puissance. Félicien Du Bois et Raphael Diaz seront les leaders et la paire Genazzi-Loeffel, brillante à Paris, attendue au tournant.

En attaque, les meilleurs buteurs suisses actuels Rüfenacht et Hofmann seront présents, mais pas le très en forme Luca Fazzini, gêné par des problèmes de dos. Dans la zone en ce moment, il aurait été intéressant de voir si le Tessinois pouvait répéter ses coups d'éclat au niveau international. La ligne Praplan-Haas-Hollenstein, virevoltante dans la capitale française, devrait être reconduite.

Par rapport au quart de finale perdu face à la Suède, on note trois absents en plus de Genoni. Il s'agit de Damien Brunner, blessé, et des deux «Américains» Denis Malgin et Dean Kukan. Un seul mot d'ordre: continuité.

(nxp/ats)