«La Passion Van Gogh»

10 octobre 2017 16:30; Act: 10.10.2017 16:31 Print

Quand les toiles de van Gogh s'animent

par Catherine Magnin - Premier long métrage de Dorota Kobiela et Hugh Welchman, «La Passion Van Gogh» est un coup de maître.

Une faute?

Quelle merveille! A peine la salle de cinéma devenue obscure, voici que la lumière – les soleils peints par Vincent van Gogh — se met à danser sur l’écran! Dès les premières images, «La Passion Van Gogh» séduit par son incroyable défi esthétique: quitte à ra­conter un peu de la vie du célèbre peintre, pourquoi ne pas partir de ses tableaux? En ­l'occurrence, 94 toiles reproduites presque à l'identique, et 31 autres partiellement.

Le procédé? Simple... Filmer des acteurs en chair et en os, et puis faire peindre à l'huile, à la main, par une nonantaine d'artistes professionnels, chacun des quelque 62 450 plans ainsi obtenus. Le tout «à la manière de van Gogh», même pour les flash-backs en noir et blanc qui ressemblent à des tableaux au fusain. La technique est inédite. Le résultat, bluffant.

Toute la réussite de «La Passion Van Gogh» ne tient pas à cet exploit esthétique. Le scénario du film est celui d'un thriller palpitant, l'enquête menée par Armand Roulin. Le père de ce dernier, facteur, l'a chargé de remettre une lettre au frère de Vincent, Théo. ­Celui-ci étant entre temps décédé, Armand décide de se rendre à Auvers-sur-Oise, où le peintre a passé les derniers mois de sa vie. Il y rencontre le docteur Gachet et sa fille Marguerite, entre autres. Et plus il en découvre sur la vie passionnée et ­passionnante de Vincent, plus il s'interroge sur le mystère de la disparition de l'artiste. Suicide ou assassinat? Vous verrez...