Zoug

13 mars 2018 16:25; Act: 13.03.2018 16:50 Print

L'affaire Spiess/Hürlimann est classée

Un accord de conciliation a été trouvé entre l'élue verte zougoise Jolanda Spiess-Hegglin et le député UDC Markus Hürlimann. Elle avait accusé son collègue d'abus sexuel. Il renonce à la poursuivre pour calomnie.

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Jolanda Spiess-Hegglin (Photo: Keystone)

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L'ancienne députée verte zougoise Jolanda Spiess-Hegglin ne passera finalement pas devant un tribunal pour calomnie, diffamation et fausse accusation. La justice zougoise classe la procédure suite à une conciliation entre la prévenue et le député UDC Markus Hürlimann qui avait porté plainte. L'affaire du scandale sexuel est ainsi close.

Les audiences prévues du 17 au 19 avril ainsi que le 8 mai n'auront pas lieu, indiquent mardi les autorités zougoises. Dans une séance de conciliation, les deux parties ont décidé de tirer un trait sur les événements qui se sont produits en décembre 2014, lors des festivités entourant l'élection du nouveau président du Conseil d'Etat.

Jolanda Spiess-Hegglin s'est engagée à ne plus s'exprimer sur cette soirée d'une manière qui pourrait laisser supposer qu'elle aurait été victime d'un crime. En contrepartie, Markus Hürlimann a retiré ses plaintes pour calomnie et diffamation. Le Ministère public va donc classer la procédure ouverte contre la députée pour ces deux chefs d'accusation ainsi que pour celui de fausse accusation.

Enquête contre le plaignant classée

L'affaire avait débuté peu avant Noël 2014, au lendemain de la fête arrosée. Jolanda Spiess-Hegglin avait affirmé n'avoir eu, au matin, plus aucun souvenir de la fin de la soirée.

Souffrant de douleurs dans le bas-ventre, elle s'était rendue à l'hôpital pour des analyses de sang et d'urine. Elle aurait ensuite accusé le député UDC Markus Hürlimann de lui avoir administré de la drogue du violeur et d'avoir abusé d'elle, selon l'acte d'accusation cité dans l'hebdomadaire Weltwoche.

Il s'en est toujours défendu et l'enquête contre lui a depuis été classée. L'affaire lui avait coûté la présidence de la section cantonale de l'UDC. Il avait déposé plainte pour calomnie et diffamation en avril 2015.

(nxp/ats)