Terrorisme

22 septembre 2017 11:16; Act: 13.11.2017 18:23 Print

Il fomentait des attentats à Lausanne et Genève

«Le Temps» révèle le contenu menaçant du téléphone d'un homme radicalisé habitant à Annemasse, en France voisine.

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(Photo: LUCIEN FORTUNATI)

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«On va se faire exploser à Lausanne et dans une église de Genève, on se revoit au Paradis, prends soin de ma femme, donne-moi la loi à dire pour prêter allégeance au Califat de Daesh». Ces mots, retrouvés dans le téléphone portable d'un homme de 28 ans fiché S résidant sur Annemasse (F), laisse penser qu'un double attentat en Suisse romande était à l'étude, révèle vendredi Le Temps.

Connu des services de police, l'homme a été interpellé le dimanche 13 août lors d'une cérémonie de baptême à la sortie d'une église en France voisine après avoir hurlé «croyez en Dieu car vous êtes en danger» et crié à plusieurs reprises «Allah Akbar». La veille, il s'était marié en quatrième vitesse dans l'appartement d'Aïmen, «un frère», avec une mère de deux enfants, également arrêtée par les douaniers français tout près de Genève, à la douane de Thonex-Vallard, ce fameux dimanche.

Contrairement à son mari - incarcéré à Lyon mais dont l'état de santé n'est pas compatible avec un transport -, la jeune femme a comparu jeudi devant le Tribunal de Thonon. Elle a été condamnée à six mois de prison avec un sursis de trois ans. Et la résidente parisienne ne peut plus contacter son mari. «Cet homme-là est une bombe à retardement qui n'était pas loin du passage à l'acte» a concédé Philippe Toccanier, Procureur de la République de Thonon.

«L'enquête qui se poursuit et se déplacera probablement en Suisse devrait apporter prochainement de nouveaux éléments», précise le quotidien. L'auteur des messages menaçants - via l'application Snapchat - à l'égard de la Suisse romande est appelé à comparaître le 12 octobre. Si son état le permet.

(jsa/nxp)