Valais

29 août 2014 06:58; Act: 29.08.2014 07:05 Print

Des psys jugent le tireur de Daillon irresponsable

par Christian Humbert - L'homme qui avait tué trois personnes en tirant à tout-va, en janvier 2013 dans un village, est mentalement malade selon des experts.

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08.06.16 La procureure valaisanne propose un procès allégé pour le prévenu. Cette idée ne ravit pas certains avocats des plaignants, alors que d'autres sont ouverts à cette initiative. 31.08.15 Une seconde expertise psy affirme que le tueur n'est pas incurable. Les spécialistes estiment qu'avec un traitement et une abstinence à l'alcool et à la drogue, l'homme pourrait être soigné. 06.01.13 Le forcené de Daillon, qui a tué trois femmes mercredi soir 02.01.2013 dans la bourgade valaisanne, était suivi par un tuteur professionnel qui n'a, semble-t-il, pas perçu le degré de dangerosité du tireur. 05.01 Une habitante du village meurtri par une fusillade, survenue mercredi 2 janvier, a lancé sur Facebook un appel pour effectuer, samedi soir, une marche en hommage aux victimes du tireur. 05.01 Le père de famille grièvement blessé mercredi dans la fusillade de Daillon (VS) n'est plus en danger de mort mais il va rester aux soins intensifs à l'Hôpital du Valais. Ici des enquêteurs inspectent le domicile du forcené. 04.01 La police française de Haute-Savoie, qui enquête sur la tuerie de Chevaline, près d'Annecy, veut interroger l'auteur de la tuerie de Daillon, dans le canton du Valais, survenue mercredi soir. Le drame s'est déroulé vers 21h mercredi soir dans le village de Daillon (VS) Depuis mercredi soir, la scène de crime a été entièrement bouclée par la police. Les forces de l'ordre ont neutralisé l'auteur présumé de la tuerie. La police a bouclé le secteur. Durant l'intervention, le tireur présumé a menacé la police, qui a fait feu, le blessant avant de le maîtriser. Les trois personnes décédées étaient des femmes. Les motivations du forcené et les circonstances exactes du drame sont encore inconnues. Le tireur présumé était passé à la Channe-d'Or plus tôt dans la soirée, selon la propriétaire de l'établissement. La police a tenu une conférence de presse jeudi matin. Au moins, deux armes ont été utilisées, un mousqueton et un fusil de chasse. Le tireur présumé avait été placé en milieu psychiatrique en 2005. Le tueur avait un lien de parenté avec plusieurs victimes, selon la procureure. Le procureur général du Valais, Jean-Pierre Gross (à g.), et le chef de la police par intérim, Robert Steiner, lors de la conférence de presse. Le porte-parole de la police valaisanne, Jean-Marie Bornet (debout), et le chef de la police, Robert Steiner. Le mobile du tueur est pour l'instant inconnu. Les experts de la police scientifique ont été dépêchés à Daillon. Une enquête a également été ouverte sur l'intervention policière, une procédure normale dans les cas où les forces de l'ordre font usage de leurs armes.

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«Irresponsable. Schizophrène. Persuadé que ses parents ne sont pas ses vrais parents. Risque de récidive.». Les conclusions des premiers experts qui ont examiné le tireur de Daillon sont sans appel: seule une mesure d'internement dans une structure psychiatrique garantira que Florian B. ne repassera pas à l'acte. Quand ils l'ont interrogé, le prévenu, un ancien capitaine et convoyeur de fonds de 33 ans, a déclaré avoir «ouvert le feu sur des séquestrateurs.» Selon les spécialistes, «il a dirigé ses tirs sur des personnes précises avec lesquelles il était en conflit. Il ne pouvait pas totalement ignorer qu'il commettait un acte illicite.» Ce 2 janvier 2013, dans la soirée, Florian B. avait tiré une quarantaine de coups de feu, tuant trois femmes et blessant deux personnes.

«L'alcool (le prévenu avait 1,75 ‰ lors des faits) n'est pas la cause du drame, assure Audrey Wilson-Moret, son avocate. Il est atteint d'une maladie mentale dont l'évolution a conduit au drame. Cela s'est produit sur une longue période. Il n'a pas conscience de ce qu'il a fait. Il dit ne pas avoir de souvenirs. Le dialogue est difficile, voire impossible. Il n'a aucune stratégie de défense, aucune explication».

La procureure a ordonné une seconde expertise. Le tireur encourt la prison à vie. Cette mesure pourrait être suivie d’un internement indéterminé qui dépendra de l'évolution de sa santé mentale. La justice pourrait aussi décider directement de l'interner à vie.