Dette

04 novembre 2017 03:47; Act: 05.11.2017 07:54 Print

Le Venezuela réunit ses créanciers

Menacé de défaut de paiement, le Venezuela a donné vendredi rendez-vous à ses créanciers le 13 novembre à Caracas.

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La réunion entre des membres du gouvernement venezuela et ses créanciers internationaux a été jugée peu convaincante. S&P Global Ratings a annoncé qu'elle déclarait le Venezuela «en défaut partiel» sur sa dette. (mardi 14 novembre 2017) Le comité réuni à New York vendredi pour examiner un retard de paiement pouvant déclencher un défaut partiel du Venezuela a reporté finalemnet reporté sa décision à lundi 13 novembre. (Image prétexte) Le Venezuela doit rembourser une échéance de 81 millions de dollars, au risque sinon de se retrouver en situation de défaut de paiement sur sa dette extérieure, qu'il veut restructurer malgré sa crise économique, politique et humanitaire. (Vendredi 10 octobre 2017) Menacé de défaut de paiement, a donné vendredi rendez-vous à ses créanciers le 13 novembre à Caracas. (Vendredi 3 novembre 2017) Nicolas Maduro a annoncé que le Venezuela voulait une restructuration de sa dette extérieure qui s'approche des 150 milliards de dollars. (Jeudi 2 novembre 2017) Le président Maduro a salué la prestation de serment des quatre gouverneurs comme une reconnaissance des «pleins pouvoirs» de la Constituante, appelée à siéger jusqu'en 2019. (Mardi 24 octobre 2017) Alors que la coalition d'opposition s'y refusait, quatre des cinq gouverneurs élus aux récentes régionales, ont accepté lundi d'être investis par l'Assemblée constituante tant décriée par leur parti. (Image - lundi 23 octobre 2017) Le président vénézuélien Nicolas Maduro, qui attribue régulièrement les problèmes de son pays aux Etats-Unis et leurs alliés, a accusé les réseaux sociaux comme Facebook, Instagram ou Twitter de censurer les messages de son camp. (Jeudi 19 octobre 2017) En refusant de prêter serment devant l'Assemblée constituante mercredi, l'opposition risque de perdre les cinq sièges de gouverneurs qu'elle a remportés. (Mercredi 18 octobre 2017) Les gouverneurs doivent prêter serment devant la toute puissante Assemblée constituante, mais cette cérémonie, imposée par le président Maduro, devrait être boycottée par l'opposition, plus déchirée que jamais. (Mercredi 18 octobre 2017) La coalition d'opposition (MUD) a dit rejetter tout dialogue tant que n'aura pas été conduit un audit indépendant des éléctions régionales qui l'ont donnée largement battue. Image - lundi 16 octobre 2017. Le parti socialiste au pouvoir a remporté 17 des 23 Etats du Venezuela lors des élections régionales, a annoncé le Conseil national électoral (CNE). (Dimanche 15 octobre 2017) Lassés par une crise économique sans fin, les Vénézuéliens élisent les gouverneurs régionaux, un scrutin test pour le gouvernement et l'opposition. (Dimanche 15 octobre 2017) Le gouvernement vénézuélien a impliqué le dirigeant de l'opposition Leopoldo Lopez dans un complot présumé pour «renverser» le président socialiste Nicolas Maduro, et a annoncé une arrestation. (Mardi 3 octobre 2017) La coalition de l'opposition a affirmé que le gouvernement de Nicolas Maduro (photo) devait retirer certains «obstacles» avant que le dialogue reprenne. (Jeudi 28 septembre 2017) L'opposition vénézuélienne s'est montrée très hésitante à participer mercredi à une nouvelle rencontre avec des représentants du gouvernement en République dominicaine pour renouer le dialogue politique entre les deux camps. (Mardi 26 septembre 2017) Le chef de la diplomatie vénézuélienne, Jorge Arreaza, a qualifié lundi à l'ONU le président américain Donald Trump d'«empereur mondial», tout en affirmant chercher un dialogue avec Washington pour «arrêter la folie et l'irrationalité». (Lundi 25 septembre 2017) Gouvernement et opposition vénézuéliens se retrouveront le 27 septembre pour poursuivre leurs négociations. Nicolas Maduro estimait vendredi être proche d'un accord, ce que dénie l'opposition. (Image - vendredi 15 septembre 2017) Sous l'égide du gouvernement dominicain et de l'ONU, gouvernement et opposition vénézuéliens se sont mis d'accord jeudi à Saint-Domingue sur la création d'un groupe de pays amis pour mener les futures négociations, ont annoncé le président dominican Danilo Medina et l'ex-Premier ministre espagnol Jose Luis Rodriguez Zapatero. (Jeudi 14 septembre 2017) Gouvernement et opposition continuent jeudi leurs négociations à Saint-Domingue pour mettre fin à la crise. (Jeudi 14 septembre 2017) Le président vénézuélien s'est dit d'accord pour dialoguer avec l'opposition dans le cadre d'une médiation espagnole et dominicaine. (Mardi 12 septembre 2017) Nicolas Maduro était pressenti pour venir à l'ouverture de la session du Conseil des droits de l'Homme au Palais des Nations, à Genève. Mais il s'est fait remplacer. Il a choisi de partir sur Alger. (11 septembre 2017) Ouettes d'Egypte, cochons nains, chèvres, lapins, paons bleus, perroquets tropicaux ou pintades de Numidie: une quarantaine d'animaux ont été volés, tués ou découpés sur place entre juin et juillet, selon des sources du zoo de Zulia. (9 septembre 2017) Le président Maduro (photo) ne fera pas l'objet d'une enquête a déclaré le procureur général du Venezuela Tarek William Saab. (Photo d'archives) Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, sera à Genève le 11 septembre pour l'ouverture de la 36e session du Conseil des droits de l'Homme. (4 septembre 2017) Lilian Tintori, la femme du leader de l'opposition Leopoldo Lopez, estime qu'elle est retenue contre son gré au Venezuela, alors qu'elle doit partir à l'étranger pour rencontrer plusieurs dirigeants européens. (Samedi 2 septembre 2017) Quelque 500 opposants se sont réunis à Caracas en hommage aux manifestants anti-Maduro tombés depuis avril. (Mercredi 30 août 2017) Le Haut commissaire aux droits de l'homme a estimé mercredi à Genève que la démocratie était «à peine en vie, si elle existe encore» au Venezuela. (Mercredi 30 août 2017) Luisa Ortega a dénoncé depuis le Costa Rica la volonté qu'aurait le gouvernement vénézuélien de l'abattre. (Lundi 28 août 2017) L'armée vénézuélienne était mobilisée samedi et dimanche pour des exercices militaires en réponse à la «menace» du président américain Donald Trump. (Samedi 26 août 2017) Le président américain Donald Trump a annoncé de nouvelles sanctions contre la «dictature» du Venezuela. (Vendredi 25 août 2017) Le président vénézuélien Nicolas Maduro a mis en garde jeudi les militaires contre toute «fracture» au sein de leurs rangs. Il a appelé «ceux qui doutent» à quitter l'armée «immédiatement». (25 août 2017) La future Constitution vénézuélienne qui sera rédigée par l'Assemblée constituante sera soumise à un référendum, a annoncé cet organe législatif contesté. (Jeudi 24 août 2017) Luisa Ortega (à droite) avec le procureur-général brésilien Rodrigo Janot. Elle affirme avoir beaucoup de preuves sur la corruption du régime de Maduro. (Mercredi 23 août 2017) L'ancienne procureure générale du Venezuela est arrivée mardi en provenance de Colombie, première étape de sa fuite, Le président Maduro réclame son arrestation. (Mercredi 23 août 2017) Accueillie à l'aéroport de Brasilia, elle a déclaré qu'elle allait «parler d'Odebrecht, de l'affaire de corruption au Venezuela et de ma situation». (Mercredi 23 août 2017) Le Venezuela va lancer un mandat d'arrêt international contre l'ex-procureure générale Luisa Ortega, en fuite vers le Brésil après une étape en Colombie, a annoncé Nicolas Maduro. (Mardi 22 août 2017) Vendredi 18 août, le Parlement vénézuélien, seule institution contrôlée par l'opposition, a été privé de la majorité de ses pouvoirs par l'Assemblée Constituante, qui poursuit ainsi la reprise en main du pays amorcée par Nicolas Maduro. L'ex-procureure générale Luisa Ortega, évincée par l'Assemblée constituante s'est réfugiée en Colombie, vendredi 18 août. Chaviste devenue opposante farouche au président du même bord politique, Nicolas Maduro, elle a été écartée du pouvoir dès que la Constituante a été instalée. (Image d'archive) epa06305031 A handout photo made available by Miraflores, shows the Venezuelan President Nicolas Maduro, speaks during a government event, in Caracas, Venezuela, on 02 November 2017. Maduro order the refinancing and restructuring of all foreign debt but assured that he will liquidate the 1.121 billion dollars that he must pay to the holders of one of the bonds of the state oil company Petroleos de Venezuela (PDVSA). EPA/PRENSA MIRAFLORES HANDOUT HANDOUT EDITORIAL USE ONLY/NO SALES

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Le Venezuela, qui vient d'annoncer une restructuration de sa dette extérieure évaluée à 155 milliards de dollars, a donné rendez-vous à ses créanciers le 13 novembre à Caracas, alors que l'hypothèse d'un défaut de paiement ne cesse de se renforcer.

«Je dis aux investisseurs du monde entier et aux détenteurs de dette vénézuélienne: je vous convoque le 13 novembre à Caracas pour lancer un processus de refinancement et de renégociation de la dette externe», a déclaré le chef de l'Etat socialiste Nicolas Maduro.

La veille, ce pays pétrolier, pris en étau entre la crise économique et les sanctions financières imposées par les Etats-Unis, avait annoncé une restructuration de sa dette extérieure pour tenter d'éloigner le spectre du défaut de paiement.

«Je décrète un refinancement et une restructuration de la dette extérieure et de tous les remboursements du Venezuela», avait fait savoir le président, assurant que son pays ne se laisserait pas «asphyxier» par «l'empire américain ou un autre».

Baisse de la note souveraine

Vendredi, le vice-président Tareck El Aissami, chargé de conduire ce processus, en a profité pour annoncer que le groupe pétrolier vénézuélien d'Etat PDVSA avait commencé à rembourser 1,1 milliard de dollars d'un bon à échéance 2017. Ce versement intervient quelques jours à peine après avoir remboursé 841,88 millions de dollars d'amortissement d'un bon à échéance 2020. Comme la semaine dernière, si l'entreprise d'Etat avait raté le coche, le pays serait tombé automatiquement en défaut de paiement.

Cette annonce d'une réunion des créanciers a conduit l'agence de notation Fitch à abaisser à «C» la note de la dette vénézulienne, estimant qu'«un défaut de paiement est hautement probable». Standard and Poor's a enchaîné en abaissant sa note, qui passe de CCC- à CC. S&P justifie sa décision par le fait que l'Etat pourrait manquer une échéance de paiement ou présenter une opération de restructuration de sa dette «équivalente à un défaut dans les trois prochains mois».

Le Venezuela a déjà un pied hors du système financier: le Fonds monétaire international (FMI) a rappelé vendredi que ce pays était «en violation» des règles de l'institution, laquelle n'a plus accès aux données économiques complètes depuis de nombreuses années.

Tareck El Aissami a rappelé que depuis 2014 le Venezuela, qui compte les réserves de pétrole les plus importantes de la planète, avait déjà remboursé 71,7 milliards à ses créanciers internationaux.

«Les options se réduisent»

«Nous voulons dénoncer l'agression et le sabotage permanents, le blocus et le harcèlement financier dont a été victime le peuple de la part du gouvernement de Donald Trump», a ajouté le vice-président, auquel le Trésor américain a infligé en début d'année des sanctions financières pour trafic de drogue.

«Nous allons lancer un processus de renégociation de notre dette et nous allons continuer à tenir nos engagements, de façon transparente, comme l'a toujours fait notre gouvernement», a-t-il dit.

«Les options du Venezuela pour être à jour avec ses paiements sont en train de se réduire rapidement, principalement à cause du fait que toute restructuration doit être accompagnée d'un plan clair de réformes économiques crédibles, capables de gagner la confiance et le soutien des détenteurs de bons», estime l'analyste Diego Moya-Ocampos, du cabinet IHS Markit basé à Londres.

Pour ajouter au sentiment de confusion, le Parlement, tenu par l'opposition mais qui a vu ses pouvoirs considérablement limités par le gouvernement, a annoncé vendredi qu'il ne reconnaîtrait pas une restructuration de la dette qui n'aurait pas été approuvée par cette instance.

Assemblée à la main de Maduro

Conformément à la Constitution, «c'est l'Assemblée nationale qui peut approuver une restructuration de la dette», a déclaré le député Stalin Gonzalez, chef des députés de la coalition d'opposition de la Table de l'unité démocratique (MUD). «Le gouvernement a hypothéqué l'avenir des Vénézuéliens de manière irresponsable. La dette en 2006 était de 46 milliards de dollars et aujourd'hui, elle atteint presque les 200 milliards de dollars. Comment ont-ils fait cela?» s'est-il interrogé.

Mais la menace du Parlement devrait rester lettre morte en raison du rôle de l'Assemblée constituante, à la main du président Maduro. Installée début août, cette instance aux pouvoirs élargis chargée de rédiger une nouvelle Constitution s'est attribuée la plupart des compétences du Parlement.

La situation financière du Venezuela est d'autant plus compliquée que Donald Trump lui a imposé en août des sanctions financières, interdisant l'achat de nouvelles obligations émises par le gouvernement vénézuélien et la compagnie pétrolière nationale PDVSA.

Au total, entre dette souveraine et créances de PDVSA, le pays a dû rembourser 1,63 milliard de dollars en octobre. L'échéance pour novembre s'élève à 1,89 milliard et à 242,5 millions en décembre, selon le cabinet Aristimuño Herrera & Asociados. Et ses réserves monétaires, de 10,09 milliards, sont au plus bas depuis vingt ans.

(nxp/afp)