Genève

06 novembre 2017 10:16; Act: 06.11.2017 10:26 Print

Ex-conseillers d'Etat pas au courant pour Ramadan

Les magistrats chargés du DIP disent ne pas avoir eu connaissance d'une attitude déplacée vis-à-vis d'élèves de la part de Tariq Ramadan, lorsqu'il enseignait.

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(Photo: Keystone/AP/Kathy Willens)

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Aucune rumeur, pas le moindre bruit de couloir ne sont remontés au sommet de la hiérarchie du Département de l'instruction publique (DIP). Anciens conseillers d'Etat chargés de ce secteur, Dominique Föllmi, Martine Brunschwig Graf et Charles Beer affirment dans la «Tribune de Genève» n'avoir été avertis de rien concernant les relations sexuelles que Tariq Ramadan aurait eu avec des élèves, alors qu'il était enseignant à Genève entre 1984 et 2004. Si les magistrats avaient eu connaissance de quelque chose, ils auraient demandé l'ouverture d'une enquête, assurent-ils.

Samedi dernier, le quotidien genevois relayait les accusations de plusieurs anciennes étudiantes à l'encontre de l'islamologue et théologien genevois. Déjà visé en France par des enquêtes pour «viol, agression sexuelle, violences et menaces de mort», Tariq Ramadan aurait séduit plusieurs jeunes filles mineures, lorsqu'il était professeur de français et de philosophie au bout du lac.

Tariq Ramadan ne s'est pas exprimé sur ces cas particuliers. De manière générale, il dénonce «une campagne de calomnie» à son encontre.


(dra)