Enquête en ligne

17 octobre 2017 11:48; Act: 17.10.2017 14:31 Print

Comment serait la vie sans les réseaux sociaux?

Selon une étude réalisée auprès de 5000 jeunes, ces derniers estiment que la vie serait plus simple sans les réseaux sociaux même s'ils avouent en être dépendants. Et vous, qu'en pensez-vous?

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Le chiffre a de quoi surprendre: selon une étude menée en Grande-Bretagne, près des deux tiers (63%) des jeunes interrogés (13-16 ans) ne seraient pas dérangés si les réseaux sociaux n'avaient jamais été inventés. L'étude, réalisée par le groupe de défense des internautes Digital Awareness UK et un réseau d'écoles privées, met en évidence le fait que de nombreux jeunes estiment que les réseaux sociaux nuisent à leur qualité de vie: beaucoup ont par exemple déjà été victimes de harcèlement en ligne ainsi que de moqueries.

Plus globalement, de nombreux jeunes interrogés indiquent que les réseaux sociaux ont un impact négatif sur leur bien-être émotionnel, relate «The Guardian». Au total, 57% affirment y avoir reçu des commentaires injurieux, 56% avouent être à la limite de l'addiction et 52% disent que les médias sociaux les font se sentir moins confiants sur leur apparence mais aussi sur la plénitude de leur vie. Par ailleurs, plus de 60% sont convaincus que leurs amis livrent une «fausse» version d'eux-mêmes sur ces plateformes.

Interrogés sur les améliorations à apporter, certains ont préconisé moins de publicité (71%), moins de fake news (61%), davantage de contenu créatif (55%), mais aussi davantage de respect de la vie privée (49%). Et un sondé sur trois aimerait que les réseaux sociaux offrent plus de possibilités d'engranger des revenus.

Trouver un juste équilibre

Comme l'explique encore «The Guardian», un internat privé pour filles dans le Kent a récemment expérimenté un sevrage volontaire de trois jours. La directrice, Samantha Price, assure que cette expérience confirme les résultats de l'étude. «Au départ, j'étais un peu inquiète de la réaction de mes élèves. Mais rapidement, elles en ont vu les aspects positifs», se réjouit Samantha Price. «Quand les jeunes sont loin des réseaux sociaux, ils dorment mieux, ils arrivent mieux à se concentrer et à apprendre. Bien sûr, les réseaux sociaux ne sont pas des ennemis, il y a énormément d'avantages à en faire usage, mais il s'agit de trouver un juste équilibre et toutes les écoles devraient aider leurs élèves à le trouver.»

Chris King, l'un des auteurs de l'étude, a déclaré que «les résultats peuvent surprendre les parents et les enseignants, mais cela les aidera à comprendre les pressions que ressentent les jeunes à l’ère du numérique». «Avec les résultats de cette étude, l'on assiste en quelque sorte à une rébellion contre les réseaux sociaux et l'on peut en conclure que les jeunes auraient peut-être besoin d'aide pour arriver à mieux concilier leur vie en ligne avec leur vie réelle», conclut Chris King.

(cam)